Les évaluations faites laissent à penser que les esclaves représentent la moitié, voire le double, des citoyens[réf. Leur premier objectif est de venger la mort de leur mentor. La nouvelle armée permet à Rome et à Marius de triompher face à deux menaces[135]. J.-C., est gouvernée par des rois jusqu'en 509 av. J.-C., au gré des évènements qui ponctuent la longue lutte politique que se sont livrés les patriciens et les plébéiens, les premiers tentant de conserver leur pouvoir et les deuxièmes tentant de se faire reconnaître plus de droits, et des guerres de conquête qui amènent Rome à dominer un territoire toujours plus vaste. Il fait vraisemblablement passer une série de réformes institutionnelles qui met fin à l’ancienne République, bien qu'il se présente comme un restaurateur des anciennes institutions. Il octroie la citoyenneté romaine aux chefs de tribus prêts à le servir. J.-C. tandis que César voit son mandat en Gaule rallongé de cinq ans. Enjoy the videos and music you love, upload original content, and share it all with friends, family, and the world on YouTube. Royauté romaine753 – 509 av. Nommés pour un an, ils sont munis de l’imperium consulaire. Les rites sont donc transmis de la manière la plus scrupuleuse possible et la religion romaine est profondément traditionaliste. Il s'agit de lois politique, économique et sociale, visant à partager le pouvoir suprême entre plébéiens et patriciens, à lutter contre l'accaparement par les patriciens des terres récemment annexées autour de Rome (ager publicus), et à soulager la plèbe qui est écrasée de dettes : les mesures proposées sont le rétablissement du consulat, avec obligatoirement un élu plébéien parmi les deux consuls, l'interdiction d’occuper plus de 500 jugères sur l’ager publicus et la déduction du capital des intérêts déjà payés et l'étalement du remboursements des dettes sur trois ans, ainsi que la suppression du nexum. En 340 av. C’est la raison pour laquelle, par exemple, ils ne peuvent voir leurs actes bloqués par le veto des consuls. À sa mort, Marc Antoine supprime définitivement cette magistrature. J.-C. Malgré la défaite de Fabius Maximus en 292 av. Les historiens contemporains identifient plusieurs facteurs qui expliquent ces changements : le traumatisme des invasions gauloises et les difficultés qui suivirent avec ses voisins, semblent avoir persuadés les Romains de ne plus accepter de menaces et d'entamer une expansion que l'on peut parfois qualifier d'« impérialisme défensif ». Il y multiplie les victoires jusqu’à la mort de ce dernier. La continuité de ce pouvoir transmis de magistrat en magistrat est garante de la continuité de Rome et va être un des principes d'organisation de la République. Les Étrusques sont vaincus à Sutrium puis dans la forêt Ciminienne par Fabius Maximus, puis par Papirius Cursor au lac Vadimon[83]. En 366 av. Il n’en va pas de même pour les autres ruraux, disséminés dans toute l’Italie. Il est le maître de la foudre, de la lumière et des serments. J.-C., le concile plébéien ratifie la Lex Ovinia qui transfère des consuls aux censeurs le pouvoir de nommer les nouveaux sénateurs. Grâce à Fidènes, située en amont de Rome sur un gué du Tibre, Véies contrôle la Via Salaria et le trafic du sel dans la région[28],[29]. L'édilité devient facultative et le tribunat plébéien exclut désormais de la carrière sénatoriale. Carthage, ancienne colonie phénicienne a développé d'abord des comptoirs commerciaux, puis des points d'appui et des colonies dans toute la Méditerranée occidentale et notamment à l'ouest de la Sicile grâce à son esprit d'entreprise. La nouvelle aristocratie s’est installée par une réorganisation de la société, un ordre qui ne pourrait être remis en cause qu’au travers d’une révolution[67]. De nouvelles guerres menacent Rome, et les patriciens cèdent pour les mariages : la lex Canuleia est votée, et les consuls espèrent ainsi que le peuple, satisfait, se mobilise. Ce n’est pas la première loi qui donne force de loi à un acte du concile plébéien : il acquiert ce pouvoir lors de la promulgation des leges Valeriae Horatiae en 449 av. Octave reste le seul maître de Rome. L’Imperium, transmis de magistrats en magistrats, apporte la garantie de la continuité de la ville: il sera le principe fondamental de l’organisation de la République pendant les siècles à venir. Au nord des Alpes, les Cimbres venant du Jutland et les Teutons originaires du nord de la Germanie, ravagent le sud de la Gaule, devenu une province romaine en 121 av. Concernant la première origine, la guerre profite essentiellement aux riches. Ce sont les magistrats spécialement dédiés à la gestion des finances, subordonnés aux deux consuls[20]. La République romaine prend fin entre 44 av. Au milieu des campagnes d'Italie, Pyrrhus reçoit des envoyés des cités siciliennes qui demandent de l'aide pour évincer la puissance carthaginoise de l'île. Les consuls peuvent aussi choisir un dictateur en cas de danger immédiat pour Rome tels que les risques d'invasion ou les conflits internes qui peuvent tourner à la révolte. Sylla est désormais l'homme providentiel à Rome[141]. Les campagnes contre Mithridate VI ont comme conséquence l'intervention romaine au Proche-Orient et la conquête de la Syrie et du royaume des Macchabées en 64 et 63 av. Le territoire samnite est envahi et les Romains remportent la bataille d'Aquilonia en 293 av. Celui-ci décide d'attaquer par voie terrestre avec un contingent de 70 000 hommes et des éléphants de guerre. Après un siège de trois ans, Scipion Émilien prend la ville, la rase et maudit son sol[116]. J.-C. est Caton l'Ancien, s'attaquent vivement à tout cet étalage de richesse jamais vu à Rome. J.-C. ont connu d’importants succès militaires, de grandes crises économiques tandis que dans un grand élan de patriotisme, les plébéiens ne réclament plus de nouvelles réformes. J.-C., éloignant les soldats de leurs champs des années, et maintenant le siège certains hivers. Les études modernes tendent à remettre en cause les récits des historiens romains. J.-C. J.-C., à la chute de la royauté dont le dernier représentant, Tarquin le Superbe, un Étrusque, est chassé du pouvoir par l'aristocratie patricienne qui profite de l'affaiblissement de l'Étrurie.La République romaine prend fin entre 44 av. Les pouvoirs qu’il s’est attribués lui-même seront finalement utilisés par ses successeurs impériaux. En l'an 510 av. Cependant, sous le règne de Tarquin le Superbe, les deux villes entretiennent des échanges commerciaux et culturels comme le montre la construction sur le Capitole d'un temple de Jupiter décoré de terres cuites et d'un quadrige fabriqués par des artisans véiens. Il part ensuite en Orient lutter contre Mithridate VI. Contrairement à ce que le sens actuel du terme peut laisser penser, le dictateur romain n'exerce pas forcément son pouvoir de manière arbitraire et autoritaire. Les pièces romaines valent donc plus que leur valeur en métal. Ils jouissent donc de tous les droits et de tous les devoirs, c'est-à-dire notamment le droit de voter et d'être élu, de propriété, de recevoir une solde dans l'armée ainsi que le devoir de servir sous les armes et de payer des impôts[94]. Ils se réunissent sur le Champ de Mars, en dehors des limites sacrées du pomerium. J.-C., connue sous le nom de « guerre sociale », entre les Romains et leurs alliés[123]. En dehors des divinités domestiques, ils vénèrent plusieurs grands dieux assimilés au panthéon de la mythologie grecque. L’avance rapide de César force Pompée, les consuls et le Sénat à abandonner Rome pour la Grèce, ce qui laisse la voie libre à César pour prendre possession de la ville[164]. Sylla, outragé par sa destitution, ramène son armée en Italie et devient le premier général romain de l’histoire à marcher sur Rome[32]. Plusieurs conditions sont nécessaires pour avoir accès au Sénat : avoir exercé une des magistratures du cursus honorum, disposer d'une fortune foncière et avoir été choisi par les censeurs qui complètent tous les cinq ans l'album sénatorial. Non seulement, à la fin de la République, la ville de Rome est devenue une métropole immense rassemblant des centaines de milliers d'habitants, mais les Romains ont reçu les dividendes d'une conquête qui s'est étendue à toute la Méditerranée. Le Sénat romain se concentrait généralement sur la politique étrangère. Il se montre alors impitoyable, faisant massacrer les prisonniers, pourchassant ses opposants. Ces réformes ont pour conséquences d’affaiblir la démocratie et retirent aux tribuns le pouvoir de légiférer. La dissolution de la Ligue latine est prononcée, ainsi que l'incorporation de ses territoires dans la sphère d'influence romaine. La profonde hellénisation de l'art romain est voulue par le pays dominateur[130]. J.-C., Pyrrhus remporte une seconde victoire à la bataille d'Ausculum, proverbiale sous l'expression de « victoire à la Pyrrhus »[87]. Ils sont aussi responsables de la distribution ou vente à bas prix des rations de blé à la population. Ce conflit mineur ouvre le chemin de l’intervention romaine en Grèce. Ils élisent les consuls, les censeurs et les préteurs. Si un magistrat, une assemblée ou le Sénat ne se conforment pas aux ordres d’un tribun, celui-ci, en usant de l’intercessio, pourra bloquer cette action particulière. C’est cette atteinte à la souveraineté du Sénat, plutôt qu’une tyrannie intolérable, qui pousse les patriciens, plutôt que le peuple entier, à chasser le dernier roi[9]. Mais le concile plébéien élit ses propres représentants (tribuns de la plèbe et édiles plébéiens, considérés comme des magistrats). Les petits paysans, souvent obligés par la ruine d'aller grossir la plèbe urbaine, désertent les campagnes. Le grec est devenu une langue seconde, largement utilisée dans le commerce, une langue de culture aussi, si bien que des œuvres comme L'Iliade sont devenues romaines aux yeux des Romains. J.-C., toutes les terres de la péninsule italienne situées au sud du fleuve Arno sont sous domination plus ou moins directe de Rome. J.-C. Cette période voit l’émergence de tendances alarmantes pour l'équilibre politique de l’État, tel que le rapprochement continu des tribuns et des sénateurs. On peut parler du grand écrivain et philosophe latin Cicéron, ou encore de Jules César, les deux plus grands auteurs de leur siècle. Les tribuns ne comptent pas sur leurs pouvoirs pour faire obstruction par un veto aux magistrats, assemblées et Sénat, mais sur la sacro-sainteté de leur personne (intercessio). Cette guerre permet aux Romains d'assurer leur domination sur toute l'Italie centrale. Les patriciens finissent par céder, ce qui marque la fin de la première sécession de la plèbe. Durant la période consécutive à la révolution ayant entrainé la chute du dernier roi de Rome, le Sénat et les assemblées ont aussi peu de pouvoirs que sous la Royauté. Rome est coup sur coup battue près de Carthage et en mer, perdant une grande partie de sa flotte, qui sera reconstruite grâce à l'argent des grands propriétaires terriens campaniens, principaux intéressés par cette guerre, bien que l'État dût les rembourser après la guerre[111]. Le symbole de la chaise curule : les magistratures curules (censure, consulat, préture et édilité curule) et les magistratures non curules (tribunat de la plèbe, édilité plébéienne et questure). Le départ des Tarquins ne signifie donc pas la fin de l'influence étrusque[14]. Comme son absence lui rendra la tâche plus difficile pour installer ses propres consuls, il promulgue une loi qui l’autorise à nommer tous les magistrats en 43 av. Néanmoins, peu à peu, l'édilité curule finit par s'ouvrir aux plébéiens et les deux édilités, curule et plébéienne, se confondent dès lors, leurs missions étant très proches, à ceci près que les édiles curules conservent des droits qui leur sont propres[22]. En 80 av. Ce blocage entraînera une guerre civile terrible au début du Ier siècle av. Le président des comices tributes est généralement un consul. J.-C. obligent Antiochos à signer le traité d'Apamée en 188 av. Une nouvelle culture de dépendance apparaît qui favorisera la montée en puissance des meneurs les plus populaires[122]. Cependant, Pyrrhus se voit contraint d'abandonner la Sicile pour s'occuper d'autres affaires en Italie méridionale[87]. Certains historiens refusent donc de dater l'établissement de la république romaine en 509 mais préfèrent rabaisser la date pour allez la dater en 475, année ou l'archéologie marque une rupture et ou l'on constate un réel repli des étrusques en Italie. J.-C. César veut s’assurer que son contrôle sur le gouvernement est incontesté. Jupiter, équivalent latin de Zeus, est le roi des dieux. Les candidats, vêtus d'une toge blanchie à la craie (d'où le mot « candidat », de candidus, blanc en latin) circulent parmi les électeurs et les incitent à voter en leur faveur. Il est assassiné au moment où il se présente à sa réélection au tribunat[30]. Sa lutte qui l'oppose au tribun de Marius finit par développer chez lui une rancœur tenace envers les tribuns en particulier et le pouvoir qu'ils détiennent en général. Ils ne jouent qu'un rôle mineur sous la République, et à la fin de la République, seuls les licteurs représentant chaque curie se réunissent. Ils peuvent s'opposer à n'importe quelle loi proposée par les autres magistrats : c'est l’intercessio[52]. J.-C., les Romains remportent leurs premiers succès, la cité grecque de Naples chasse la garnison samnite et fait appel à eux. De plus, en 342 av. Ils peuvent être liés à Rome par un traité entre égaux (foedus aequum), mais sont plus souvent liés à Rome par une alliance inégale (foedus inaequum), et dans tous les cas, ces alliés doivent fournir à Rome un certain nombre de troupes et de fournitures militaires, sans que Rome doive les payer, ce qui soulage les citoyens romains[96]. Amorcée durant l’été de 54 av. La deditio de Capoue en 343 av. Fin des rois étrusques et instauration de la République, Institutions primitives et lutte patriciat/plèbe, Institutions au lendemain de la chute de Tarquin, Rome s'impose définitivement dans le Latium, Guerres contre les Samnites et les Étrusques, Armées de citoyens et de prolétaires au service d'un général, Second triumvirat et prise du pouvoir par Auguste, « les Romains, les Latins et les alliés italiens », Les évaluations faites laissent à penser que les esclaves représentent la moitié, voire le double, des citoyens. Sylla est le premier à institutionnaliser officiellement le cursus honorum, qui oblige un individu à attendre un certain âge et une certaine expérience avant de se présenter pour une magistrature. En 48 av. Selon la tradition, la censure est instituée en 443 av. Œuvre qui couvre la même période que la précédente. Les magistratures subalternes, qui forment le vigintisexvirat, permettent aux jeunes gens issus de l’ordre équestre qui ont achevé leurs années de service militaire de se préparer à l’exercice des magistratures du cursus honorum[25], la première d'entre elles étant la questure pour laquelle l'âge minimum requis est de vingt-huit ans[24]. Les auteurs antiques font débuter cette ère, la Royauté romaine, en 753 av. Alors qu'aux débuts de la République ce sont les magistrats, notamment les consuls, qui détiennent le pouvoir, petit à petit le Sénat émerge et s'impose au sein des institutions romaines. J.-C., deux nouvelles mesures sont proposées : la suppression de l'interdiction de mariage entre plébéien et patricien, après avoir été inscrite dans les dernières tables de la loi des Douze Tables, ainsi que le droit aux plébéiens d'accéder au consulat. J.-C., la culture grecque est de plus en plus dominante. Marc Antoine est défait lors de la bataille navale d’Actium en 31 av. Le grec aussi bien que le latin sont devenus linguæ francæ pour la moitié est de la Méditerranée[131]. La bataille du lac Régille, ainsi que l'échec de Porsenna, marque définitivement la fin du règne des Tarquins à Rome. J.-C., le consul Claudius Marcellus bat les Gaulois à la bataille de Clastidium, tue leur roi Viridomaros et est ainsi le dernier à recevoir les dépouilles opimes, s'empare de Mediolanum et réduit la Gaule cisalpine en province romaine[112]. Pour mettre un terme à cette nouvelle sécession, des lois sont adoptées, les lois hortensiennes, qui donnent force de loi aux résolutions de l’assemblée de la plèbe (plébiscites) sans ratification du Sénat. En effet les Romains pensent que celui qui a un bien à protéger se bat avec plus d'ardeur. En 287 av. Bien que les conspirateurs ayant assassiné César aient été défaits à la bataille de Philippes en 42 av. De l'Hispanie à la Syrie, les navires sont romains et peuvent naviguer en toute tranquillité et le commerce s'accroît rapidement[154]. J.-C., la guerre des ordres a pris fin par les lois hortensiennes qui retirent au patriciat sa dernière arme contre la plèbe, résolvant ainsi un des grands problèmes des débuts de la République. Il est plus probable qu'il y ait eu une transition plus graduelle. J.-C. sous le nom de transalpine. Les plus riches combattent dans la cavalerie (equites), les autres sont fantassins (pedites)[73]. C'est un extrait du livre « Histoire » de Polybe qui a pour but d'expliquer les institutions de la république romaine. Par la suite, Sylla augmente le pouvoir des sénateurs en transférant le contrôle des tribunaux des chevaliers (qui détiennent ce contrôle depuis les réformes des Gracques) vers les sénateurs. J.-C., Sylla abdique de la dictature et se retire, avant de mourir en 78 av. Tiberius fut tué sur le Capitole, et 300 de ses partisans moururent avec lui. Ce surplus de pouvoir est échangé tous les mois entre les deux consuls. Pompée et Crassus démantèlent les parties les plus polémiques de ces réformes. Tous les jours et à tous les repas, les Romains pratiquent des rites religieux devant le foyer dont les flammes (ignis) sont symboles de leurs révérences envers les pénates qui veillent sur la régularité des approvisionnements, les lares qui protègent la maisonnée et le genius qui assure au pater familias et à la famille sa vitalité. Ils jouent également un rôle judiciaire et prennent en charge les procès avec accusations capitales qui se limitent aux accusations de perduellio à la fin de la République[9]. Par conséquent, le contrôle de l'État ne retombe pas sur les épaules de la démocratie mais sur les épaules de cette nouvelle aristocratie « patricio-plébéienne »[68]. Cette nouvelle aristocratie plébéienne se fond bientôt dans l’ancienne aristocratie patricienne, créant une aristocratie combinée « patricio-plébéienne ». La dernière modification de cette page a été faite le 24 octobre 2020 à 16:28. Les Sallentins et les Picéniens sont à leur tour soumis. La guerre finit sans vainqueur décisif en 205 av. J.-C., date à laquelle est instaurée la République romaine. Cette proportion est encore plus importante dans les campagnes. Même la toge des patriciens n'est, au début de la République, qu'une pièce d'étoffe sans ornement. La religion romaine antique est avant tout un polythéisme ritualiste. En effet, au début du Ve siècle av. Leur société en a été transformée : l'esclavage a pris une importance considérable, la vie économique s'est considérablement complexifiée, enrichie et intensifiée, les écarts sociaux se sont considérablement accrus et l'équilibre politique de l'aristocratie sénatoriale a volé en éclats, malmené par les ambitions des plus grands généraux. Ces familles forment la nobilitas, la noblesse qui accapare les magistratures et remplit le Sénat. J.-C. avec Calpurnius Bibulus comme collègue. Les consuls possèdent les mêmes pouvoirs que le roi, avec deux limitations : chacun a un droit de veto sur les actes de son collègue et le mandat de leur magistrature est limité à une seule année. En 194 av. Les occupations illégales des terres par la noblesse sont déclarées nulles. Les Romains, après sept mois de siège, obtiennent le retrait des Gaulois contre une forte rançon : 1 000 livres d'or (soit 327,45 kg), formule du Vae Victis (« Malheur aux vaincus ! Nombre de savants considèrent qu'il est improbable que les patriciens aient envoyé une délégation en Grèce, mais plutôt en Grande-Grèce, portail commun au monde grec et romain[60]. Les tribuns se sentent alors redevables au Sénat. Ils demandent le droit d’élire leurs propres représentants[28]. Les magistratures sont créées progressivement après la proclamation de la République romaine en 509 av. Avant le IIIe siècle av. Au fil des ans, un des consuls devient supérieur à son collègue. La ville de Rome s'accroît, les besoins en eaux augmente, avec la construction des premiers aqueducs, celui de l'Appia en 312 av. J.-C., les plébéiens peuvent se présenter comme candidat au consulat. Les comices curiates sont présidés par un consul, un préteur ou le pontifex maximus. Tous les habitants d'un pays ne sont pas des citoyens. Ces deux restrictions limitent leur pouvoir et réduisent les risques qu'une autre tyrannie soit établie[9]. De son côté, Carthage se lance à la conquête de l'Hispanie. Les hostilités reprennent en 314 av. Cette loi permet aussi aux censeurs de décider de l'entrée de n’importe quel magistrat nouvellement élu au Sénat. Les Romains écrasent cette coalition à la bataille de Sentinum en 295 av. Ils appartiennent à de célèbres familles, les gentes. À leur anniversaire, les défunts reçoivent des fleurs, de la nourriture, des boissons. Il devient tribun de la plèbe et dépose une loi nommé Lex Sempronia limitant l'occupation du domaine public à 125 hectares par personne avec un bonus de 250 jugères par enfant. J.-C., et se suicide en 30 av. Il ouvre le Sénat aux anciens questeurs. Or de nombreux plébéiens sont très endettés, et subissent donc la loi du patriciat. Dans le cursus honorum (la carrière des honneurs), les magistrats sont répartis de la façon suivante : - 2 censeurs détiennent le plus haut titre que l'on puisse obtenir. Un nombre assez important de textes historiques de l'Antiquité, rédigés en latin ou en grec, nous sont parvenus par l'intermédiaire de copies. J.-C., passant d'un conseil des anciens à l'organe principal du pouvoir dont les magistrats sont les subordonnés. La source du pouvoir du Sénat républicain est son auctoritas, qui découle de son prestige fondé sur les coutumes et la dignité et ceux de ses membres (mos maiorum ou « coutume des ancêtres »). J.-C., la victoire navale du proconsul Lutatius Catulus devant les îles Égades, à l'ouest de la Sicile, contraint Carthage à signer une paix humiliante. De plus, il s’occupe des cas individuels de crimes politiques, tels que la trahison. Cette guerre et cette prise sont un évènement majeur dans l'histoire romaine : pour la première fois, les soldats-paysans restent dans l'armée plus d'une année entière, sans rentrer chez eux pour l'hiver, et pour la première fois, en compensation, ils reçoivent une paie[36], provenant d'un impôt payé par les autres citoyens (c'est la création du futur tributum). Ces colonies sont plus libres que les colonies romaines, ayant plus d'autonomie, et se développent plus facilement, car les citoyens romains renâclent à partir loin de Rome, dans des lieux dangereux, même s'ils conservent théoriquement leurs droits et devoirs. En effet, les Romains croient que les morts négligés reviennent sur terre tracasser les vivants. J.-C., les tensions se multiplient entre les riches et les pauvres, d'autant plus que le luxe le plus tapageur a fait son apparition à Rome. D'autres auteurs modernes remettent en cause tous les divers évènements obscurs narrés par les historiographes romains, notamment l'épisode de Porsenna. L'origine sociale des candidats : les magistratures du peuple (censure, consulat, préture, édilité curule et questure) sont accessibles à tout citoyen alors que les magistratures plébéiennes (tribunat de la plèbe et édilité plébéienne) ne sont accessibles qu'aux seuls plébéiens. Bien que les assemblées continuent de se réunir, César choisit tous les candidats aux élections et toutes les actions à appliquer. Les châtiments corporels sont fréquents en cas de désobéissance (ou même la décimation). Il bénéficie du soutien du peuple mais se trouve opposé à l’aristocratie qui perdrait une grande quantité d’argent si cette loi était ratifiée. Alors que Marius est un membre du parti des populares, Sylla est membre du parti aristocratique optimates. Heurgon relève que les fastes consulaires des premières années de la République recensent plusieurs noms d’origine étrusque comme magistrats, indices d’une présence étrusque perdurant à Rome au-delà de 509. Les trois premiers tribuns militaires à pouvoir consulaire sont patriciens, et abdiquent peu de temps après, laissant place à des consuls élus parmi le patriciat[62]. Les comices centuriates, assemblée des centuries, sont organisées à l’origine (temps qui remonterait au règne du roi Servius Tullius) d’une manière très aristocratique (organisation servienne). Elles servent aussi comme la plus haute cour d’appel dans certains cas de justice (en particulier, les cas punis de la peine capitale). Ce complexe gigantesque est inauguré en 55 av. J.-C., et qui se finit quand Octavien revient à Rome après la bataille d'Actium en 29 av. La naissance de Rome 1.1. - 2 consuls président le Sénat et commandent l'armée. Être consul était la dernière étape du cursus honorum : il s'agissait de commander les armées, de gouverner les provinces et de convoquer le Sénat. Il est nommé par le Sénat dictateur pour dix ans puis dictateur à vie en 44 av. La confédération italique proclame son indépendance et fait subir à Rome des revers militaires importants, le Senat, alarmé, décide de concéder le droit de cité à tous les italiens au sud du Pô pour endiguer la révolte, la confédération italique est ainsi brisée et Sylla parvient finalement à écraser l'insurrection. Il est aussi censeur et porte le titre imperator, chef suprême des armées. J.-C., Pompée revient victorieux d’Asie, mais se heurte au Sénat qui refuse de ratifier les changements effectués aux réformes de Sylla.