Les mandarins se déclarent alors prêts à négocier, mais Montigny n'arrive qu'en janvier 1857. L'engouement pour la modernité apportée par les études va cependant de pair, au sein de la jeunesse vietnamienne, avec une crise culturelle : de nombreux membres des nouvelles élites vietnamiennes se sentent souvent coupés de la réalité sociale et historique de leur pays, sans être vraiment intégrés à la communauté française qui se réserve le véritable pouvoir. En 1932, le retour au pays de l'empereur Bảo Đại, qui suivait jusque-là des études en France, semble annoncer un nouveau mouvement de réformes : dès le 10 septembre, dans sa première ordonnance, le souverain annonce son intention de gouverner « avec le concours du peuple Â» en instaurant une monarchie constitutionnelle. En 1980, le Viêt Nam est l'un des pays les plus pauvres de la planète. Dans l'ensemble, les complots et soulèvements sont vite découverts ou maîtrisés ; une intense répression policière s'abat sur les milieux nationalistes. À compter du Xe siècle, la trame de l'histoire du pays se confond avec l'expansion des Viêt vers le Sud, via un processus de conquête territoriale appelé le Nam Tiên (la « marche vers le Sud Â»)[2]. Les Français reprennent progressivement le contrôle de la Cochinchine, et doivent affronter des actions de guérilla du Việt Minh, qui organise l'insécurité. Les rois Hồng donnent naissance au culte des ancêtres, religion essentielle du Viêt Nam : la légende de nombreux génies tutélaires des villages vietnamien se rapporte au règne des Hồng, et le culte des fondateurs nourrit la trame des croyances et pratiques culturelles des Vietnamiens[10],[11]. En 1627, le jésuite Alexandre de Rhodes ouvre une mission à la cour des Trinh. La guérilla étend alors son contrôle à environ 65 % du territoire sudiste[204],[205],[206],[202]. En justifiant leur origines vietnamiennes, ils peuvent demander la nationalité vietnamienne ; Ils peuvent obtenir un certificat d'exemption de visa (payant) d’une durée maximale de cinq ans ; Sites classés au patrimoine mondial de l'UNESCO, Quelques personnalités de la musique vietnamienne moderne, Dans le centre du Vietnam, l’alimentation est plus salée, héritage de la méthode de conservation ancestrale par le. Malgré cette manœuvre de l'amiral, Hô Chi Minh ne rompt pas les négociations et la conférence de Fontainebleau s'ouvre le 6 juillet. L'usage du nom de Viêt Nam, considéré comme « subversif Â» et revendiqué par les nationalistes, est interdit[63]. Au Sud, les Nguyễn sont confrontés à des révoltes provoquées par le coût de la vie. Une assemblée constituante est élue en mars 1956 et en octobre, pour le premier anniversaire de la proclamation de la république, une constitution est adoptée, qui confère au chef de l'État des pouvoirs très étendus. Pigneau de Béhaine meurt en 1799, avant la victoire finale de Nguyễn Anh ; deux des compagnons de l'évêque, Philippe Vannier et Jean-Baptiste Chaigneau, restent longtemps au service du souverain, qui leur confère des titres mandarinaux[57]. Le plus ancien texte historique conservé qui ait été rédigé par un Vietnamien ne date que de 1339 ap. Au fil des siècles, par sa marche vers le Sud, le peuple Viêt étend sa présence territoriale. Plusieurs Français sont expulsés. Les Américains entreprennent, dans les mois qui suivent de remplacer les Français comme soutiens du gouvernement anticommuniste. Le nom de Fou-nan lui-même serait une transcription en caractères chinois du mot bnam, en khmer moderne phnom, qui signifie « montagne Â». Tá»± Đức tente de négocier avec la France : il y envoie une ambassade — menée par le mandarin Phan Thanh Giản, accompagné à bord de l'Européen par l'enseigne de vaisseau Henri Rieunier futur amiral et ministre de la marine â€” qui tente d'obtenir la rétrocession des provinces en échange du versement d'un tribut annuel. À la fin de la Deuxième République et au début du Second Empire, la campagne des missionnaires s'intensifie en France. Le 29 décembre 1954, les anciens États de l'Indochine française obtiennent leur pleine indépendance monétaire, budgétaire et fiscale. Cette culture entretenait des relations avec la Chine. La taxe foncière, égale pour tous les exploitants quelle que soit la surface de leur terre, aboutit à des injustices profondes du fait de l'inégalité des surfaces. Bénéficiant d'un large soutien de la population, et aidé par le lettré et stratège Nguyên Trai, Lê Lợi contrôle en 1426 une grande partie du territoire, ce qui lui permet de créer une administration parallèle. Nombre de lettres. Son successeur, le contre-amiral Page, se retire en abandonnant au passage les catholiques vietnamiens qui s'étaient mis sous la protection des Français. Le 14 juin 1949, l'État du Viêt Nam, réunissant le Tonkin, l'Annam et la Cochinchine sous une même autorité politique, est reconnu par la France[166]. En août 1964, les incidents du golfe du Tonkin - des accrochages mineurs entre navires de guerre américains et nord-vietnamiens, dont l'importance est délibérément montée en épingle par les Américains - donnent à Johnson un prétexte pour obtenir des moyens d'intervention illimités : le Congrès vote la résolution du golfe du Tonkin, qui donne carte blanche au président pour résoudre le conflit au Viêt Nam, ouvrant la voie à une intervention militaire massive des États-Unis[210],[211],[212]. Face à la menace renouvelée des Chinois, le général Lê Hoàn est alors proclamé roi en 980, sous le nom de Lê Đại Hành, fondant la dynastie Lê antérieure. Le souverain porte désormais le titre d'empereur (Hoàng đế) , celui de roi (VÆ°Æ¡ng) n'étant plus utilisé que vis-à-vis de l'empereur de Chine : les Qing demeurent en effet les suzerains nominaux du pays, qui continue de leur payer un tribut[62]. L'organisation sociale viêt est divisée par les Chinois en quatre classes : lettrés, cultivateurs, artisans et commerçants. Les noms des Vietnamiens constituent pour les étrangers non avertis de véritables "casse-tête chinois". Le Tonkin intéresse tout particulièrement les Français pour la fertilité de son sol et les richesses de son sous-sol[74] : ses richesses minières poussent la France à fonder en 1881 une Société des mines de l'Indochine. Les Vietnamiens considèrent que cette dynastie semi-légendaire, identifiée au Viêt Nam proprement dit, est apparue en 2879 av. Le projet est retardé par la seconde guerre de l'opium qui oppose les Français et les Britanniques à la Chine. Au fil des mois, le Việt Minh s'enhardit, sa propagande bénéficiant de la déstabilisation des sociétés rurales. Les troupes baodaïstes bénéficient cependant de moyens très insuffisants et les milices catholiques vietnamiennes, engagées aux côtés des Français, peinent à tenir leurs positions face aux communistes[169]. Ils créent en 1912 une nouvelle organisation, la Việt Nam Quang Phục Hội (Association pour la restauration du Viêt Nam), animent un gouvernement provisoire présidé par Cường Để et agissent sur le sol indochinois par l'entremise de sociétés secrètes. Le 20 juillet 1954, les accords de Genève sont signés, actant dans les faits la partition du Viêt Nam, en même temps que la reconnaissance de son indépendance. Le nouveau souverain bat les armées chinoises en 987 mais, par réalisme, offre aussitôt à nouveau le tribut à la Chine. Néanmoins, la majorité d'entre eux n'ont aucun lien de parenté. Les concours, ouverts à tous, permettent d'entretenir des castes de mandarins et de lettrés instruits et compétents ; le classicisme de programmes purement littéraires constitue cependant, à long terme, un écueil face à l'évolution de la technique[61]. La politique de Sarraut suscite l'opposition des milieux français d'Indochine, mais contribue à gagner la confiance des Vietnamiens. La réorganisation de l'agriculture permet en outre d'augmenter assez rapidement la production. Bảo Đại réagit alors en organisant le mois suivant un contre-congrès, semble-t-il en partie à l'instigation des Français : les revendications indépendantistes s'y font également entendre. Et bien sûr il refuse d'honorer sa promesse de dédommager le Viet-nam ne serait-ce qu'en partie de ses nombreuses blessures de guerre, de l'agent orange qui ravageait encore le pays : une somme de trois milliards deux-cent cinquante millions de dollars avait été fixée par Washington en janvier 1973 et acceptée par Hanoï ; bien loin des cent-cinquante milliards dépensés par les Américains dans cette guerre[237]. Le 18 octobre 1955, depuis la Côte d'Azur, Bảo Đại décrète la destitution de Diệm ; ce dernier n'y prête aucune attention. À l'inverse du système centralisé du Đại Việt, le pouvoir politique au Champā repose sur un réseau de rois, dont le pouvoir s'étend localement, et dont se dégage un « roi des rois Â»[28]. Trois des principales villes du Tonkin et de l'Annam, Tourane, Hanoï et Hải Phòng, sont sous un régime particulier : par une ordonnance royale du 3 octobre 1888, les villes et leurs territoires sont érigés en concessions et cédés en toute propriété à la France. Les Nguyễn finissent par l'emporter après avoir vaincu l'insurrection des Tây SÆ¡n : la dynastie Nguyễn règne cette fois en son nom propre sur le pays, rebaptisé Việt Nam puis Đại Nam, mais connu en Occident sous le nom d'Annam. L'évolution de la situation internationale et le soutien apporté par le camp de l'URSS à la guérilla vietnamienne pousse entretemps Hô Chi Minh, qui s'était jusque-là présenté essentiellement comme un chef nationaliste, à mettre à nouveau en avant son identité communiste. Plusieurs révoltes éclatent. Le nouveau roi établit la capitale sur le site de l'actuelle Hanoï, et donne à la ville le nom de Thăng Long[26]. L'empereur, prévenu après-coup par les Japonais, obtempère et annonce la réunification de l'Annam et du Tonkin, sous le nom d'Empire du Viêt Nam. Les événements de 1908 attirent l'attention de l'opinion publique française sur la situation en Indochine. Le vietnamien (en vietnamien : Tiếng Việt) également appelé annamite autrefois en France, est la langue officielle du Viêt Nam.Il appartient à la branche môn-khmer des langues austroasiatiques.C'est la langue austroasiatique qui possède le plus de locuteurs (environ dix fois plus que la seconde, le khmer).C'est une langue isolante et monosyllabique, dotée d'un système de six tons. Les heurts réguliers entre les Français et les Chinois, dont le gouvernement refuse de reconnaître le traité de 1874, signent le départ de la guerre franco-chinoise[80],[81]. Le royaume de Champā, qui occupe le centre de l'actuel Viêt Nam, étend son territoire aux dépens des Khmers et a des relations conflictuelles avec les Viêt, faites de razzias et de pillages, mais aussi parfois de commerce, du début du IIe siècle à la fin du IXe siècle[19]. En février 1954, lors de la conférence de Berlin, il est décidé de tenir en avril une nouvelle conférence à Genève, pour aborder la situation en Corée - où la guerre s'est terminée depuis un an - et en Indochine. En mars 1885, l'évacuation du poste-frontière de Lạng SÆ¡n par les troupes françaises : la nouvelle provoque en France des rumeurs de désastre militaire, provoquant une crise politique et la chute du gouvernement Ferry, accusé d'entraîner le pays dans une guerre ruineuse. La Cochichine, administrée directement par les Japonais, demeure cependant séparée des deux autres ky. Après avoir un temps songé à mettre Ngô Đình Diệm à la tête du gouvernement, les Japonais choisissent un nationaliste plus effacé, Trần Trọng Kim, comme Premier ministre du Viêt Nam. En 1969, les efforts de Norodom Sihanouk pour maintenir la neutralité de son pays sont définitivement ruinés quand les Américains commencent à bombarder le territoire cambodgien, pour y détruire les réseaux de la piste Hô Chi Minh. Au sein de l'administration Kennedy, le Secrétaire de la Défense Robert McNamara prône un engagement accru, qui pourrait aller jusqu'à six divisions. Néerlandais, Britanniques et Français ouvrent des comptoirs commerciaux, réalisant des affaires avec plus ou moins de bonheur. En janvier 1950, la Chine reconnaît le gouvernement de la république démocratique du Viêt Nam, suivie en cela par l'URSS ; les États-Unis et le Royaume-Uni reconnaissent quant à eux l'État du Viêt Nam.